Au service de la personne en situation de handicap mental et de sa famille

Historique de l'adapei 31

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 Création de l'adapei 31 en 1958

En 1958, six familles trouvaient une solution,
en 2013, plus de 1000 familles auront une solution

Née le 2 décembre 1958, l’adapei 31 est le fruit de la volonté sans faille de quelques familles pionnières déjà persuadées dans les années 50 que toute personne en situation de handicap mental devait trouver sa place dans la Cité. Les pouvoirs publics ne connaissaient pas les personnes en situation de handicap. Six parents se regroupaient autour de Madame Rivière, éducatrice, pour s’occuper de leurs enfants, 2 heures par jour, dans un appartement de la rue Croix Baragnon à Toulouse.

En 1959 fut créé le premier établissement, le Val fleuri à Castanet. Dirigé Mme Rivière, équipé de meubles réformés donnés par la ville de Toulouse et transportés dans un camion de l’entreprise de Mme Marquier, il allait accueillir 45 enfants de 6 à 14ans.
Les parents refirent les peintures, réparèrent les meubles et avancèrent l'argent pour payer les premiers salaires. Dans les années 60, pour recevoir les parents, l’adapei organisa une permanence le mercredi de 18h à 20h dans une petite salle prêtée par l'UDAF, rue des Arts.
À force de persévérance, l’adapei 31 obtint petit à petit les moyens d’ouvrir de nouvelles structures. Depuis 1968, la longue liste des créations reflète la volonté, la combativité des parents qui au fil des années, se sont investis pour mettre en place des solutions souvent innovantes, obtenues de haute lutte :

  • l’IMP-IMPRO « l'Autan » grâce à l’achat par l’association d’un terrain à Mons,
  • le premier ESAT(CAT), Le Vignalis, (55 places, aujourd’hui 100),
  • la création du club alouette, structure de loisirs animée par des bénévoles qui a toujours autant de succès auprès de nos enfants,
  • le premier foyer d'hébergement à Saint-Orens, « La Demeure »,
  • l’implantation de l’ESAT (CAT) Clermont-Capelas et du foyer du même nom, grâce au don de M. Clermont (un terrain de 22ha à Fontenilles),.
  • Le foyer le Comtal à Aurignac.

 

 Des années 80 à aujourd'hui

Les années 80, riches de projets et de réalisations virent se concrétiser

  • la création du SSESD,
  • l’extension des structures existantes,
  • l’ouverture de l’ESAT (CAT) Joulin à Aurignac,
  • L’absorption de l’ESAT (CAT) « les ateliers du Comminges » à Saint-Gaudens.

Dans les années 90, de nouveaux besoins, des urgences ne laissent aucun répit aux adhérents qui œuvrent pour trouver des réponses. C’est ainsi que l’ADAPEI obtint les financements pour :

  • créer la MAS les Champs Pinsons,
  • restructurer les structures d’accueil de la petite enfance avec la création de l'IME Autan Val fleuri (deux cents jeunes).
  • créer le CFPP (Centre de Formation à la Vie Professionnelle) à Colomiers,
  • ouvrir un nouveau type de foyer de vie : le FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) baptisé le Lauragais.
  • créer des structures d’accompagnement à la vie sociale offrant une plus grande autonomie aux travailleurs des ESAT (CAT) ; longues furent les négociations pour obtenir l’ouverture de l'UAAVS de Toulouse et le SAVS de Saint Gaudens !

Le début des années 2000 annonce une période où il devint plus difficile de se faire entendre : ralentissement de la croissance, financement publics distribués plus parcimonieusement, rareté de l’immobilier. Pourtant, l'association dont la vocation est de chercher des solutions pour ceux qui n’en ont pas, continue à avancer :

  • extension du nombre de places,
  • grâce à la pression exercée par les jeunes parents, mise en place de services permettant l’intégration scolaire,
  • nomination de personnels de l'éducation nationale à l’IME (5 instituteurs sont désormais attachés à cet établissement).

 

 Enfants et autisme
Sous l'impulsion de parents, l'adapei 31 s'est peu à peu engagée dans l’accompagnement des enfants puis des adultes autistes à qui elle propose un accompagnement adapté ; elle joue aujourd’hui, un rôle non négligeable par les structures qu’elle a mises en place. De plus elle a été choisie pour accueillir le dispositif d’évaluation des autistes. Le FAM pour personnes vieillissantes à Saint-Orens, la maison de retraite (FAM expérimental pour personnes handicapées âgées) de Balma, la MAS de Fontenilles seront les dernières réalisations obtenues de haute lutte au début des années 2010, avant la mise en place par les pouvoirs publics des ARS (Agence régionale de Santé) instaurant de nouvelles règles du jeu.